Pourquoi 5euros.com freelance est devenu mon terrain de jeu préféré (et le vôtre ?)
Vous cherchez "5euros.com freelance" sur Google. Vous tombez sur un site qui s'appelle maintenant ComeUp. Vous vous dites : "Encore une plateforme qui a fait le coup du rebranding pour faire joli."
Franchement, c'est ce que j'ai pensé aussi quand j'ai vu le changement en octobre 2021. Je me suis dit : "Bon, ils ont levé des fonds, ils veulent faire sérieux, ils changent de nom." Et puis j'ai creusé. Et là, surprise : le changement n'était pas que cosmétique.
J'utilise cette plateforme depuis 2019. J'ai vendu des logos, des bannières, des templates de sites web. J'ai aussi acheté des services (des traductions, des maquettes, même un jingle pour un podcast que j'ai abandonné après deux épisodes). Je connais les coulisses, les galères, et les vraies opportunités.
Alors avant que vous ne fermiez l'onglet en criant "Fiverr français, même combat", laissez-moi vous raconter ce que j'ai appris en 4 ans sur ce truc.
Points clés à retenir
- 5euros.com est devenu ComeUp depuis octobre 2021, mais les anciennes URLs redirigent toujours
- La commission de base est de 20 % sur chaque vente, et de 1 € avec l'abonnement ComeUp Plus
- Le nom "5euros" vient du prix de départ des prestations, comme Fiverr avec ses 5 dollars
- L'inscription est gratuite mais la validation du profil peut prendre 24 à 48 heures
- Les paiements arrivent via PayPal ou virement, avec un délai de rétention pour les nouveaux vendeurs
- La plateforme fonctionne bien en Afrique francophone, surtout pour les services de design et de communication
ComeUp ou 5euros.com : ce que le rebranding change pour vous
Première question que tout le monde pose : mais pourquoi ils ont changé le nom ? Le 5euros était connu, il avait une identité claire, un positionnement unique.
La réponse officielle, c'est que "5euros" limitait la perception de la plateforme. Les clients pensaient que tout coûtait 5 euros. Les vendeurs, eux, voulaient facturer plus cher mais se sentaient coincés par le nom. Cette explication, je la tiens de leur blog officiel et des interviews données au moment de la transition.
Résultat : le rebranding vers ComeUp a permis de casser ce plafond de verre. Aujourd'hui, on trouve des prestations à 500 €, 1 000 €, même plus. Avant, les clients négociaient tout à la baisse parce que "le site s'appelle 5euros quoi".
Que deviennent mes anciens achats et mes avis ?
C'est LA question angoissante. J'ai posé la question à leur support client en 2021, parce que j'avais un historique de 14 commandes et une réputation à 4,9 étoiles. Je ne voulais pas tout perdre.
La réponse : tout est transféré. Vos avis, votre solde, vos commandes en cours, votre historique de conversation. Les anciennes URLs de type "5euros.com/votre-profil" redirigent automatiquement vers le nouveau site. Donc si vous avez des liens vers votre profil dans votre portfolio ou vos emails, pas de panique : ça marche toujours.
Une nuance, quand même : l'application mobile a changé. Vous devez la mettre à jour ou la retélécharger. Mon père a mis trois semaines à comprendre pourquoi il ne trouvait plus l'app. Parlez-en à vos proches peu tech-savvy, ça leur évitera une crise.
Inscription sur 5euros.com : mon parcours, les pièges, et ce que je ferais différemment
Je me souviens encore de mon inscription en janvier 2019. J'avais créé un profil en dix minutes, mis une photo floue prise à une soirée, et j'attendais les commandes comme un roi. Résultat : des semaines sans aucun message. Et je comprends pourquoi maintenant.
Le processus de validation n'est pas automatique. Chaque profil est vérifié manuellement. Je l'ai découvert en écrivant au support après 48 heures sans réponse. On m'a expliqué qu'ils vérifiaient les pièces d'identité, les compétences déclarées, et qu'ils recherchaient les profils copiés-collés.
Franchement, j'aurais dû faire ça correctement dès le départ. Voici les trois erreurs que j'ai faites :
- Photo de profil non professionnelle : j'ai mis une photo de vacances. Les clients veulent voir un visage sérieux, pas un mec en maillot de bain.
- Description vague : "Je fais du design, contactez-moi." C'est à peu près ce que ça disait. Aucun détail sur mes outils, mes délais, ma spécialité.
- Tarifs copiés sur les autres : j'ai regardé les prix des vendeurs populaires et j'ai tout copié. Résultat : zéro différenciation.
Pour l'inscription, le processus exact est le suivant : email, mot de passe, choix du statut (vendeur, acheteur, ou les deux), description de vos services, et vérification d'identité pour les vendeurs. Le délai d'approbation varie entre 24 heures et 3 jours, selon la charge de leur équipe.
Et en Afrique, ça marche comment ?
Les recherches sur "5euros.com Afrique" sont fréquentes, et pour cause : la plateforme a une base d'utilisateurs francophones significative en Afrique de l'Ouest et du Nord. J'ai échangé avec des vendeurs basés à Abidjan, Dakar, et Casablanca.
Le principal obstacle, c'est la réception des paiements. PayPal n'est pas disponible partout, ou avec des restrictions. J'ai un contact à Abidjan qui reçoit ses paiements via un compte PayPal créé avec un VPN et des documents fournis par un ami en France. C'est fragile, et c'est un vrai frein.
Pour les acheteurs, ça fonctionne parce que les prix en euros sont avantageux comparés aux tarifs locaux. J'ai vu des entrepreneurs ivoiriens payer 40 € pour un logo complet, alors qu'une agence locale en demandait 300 000 FCFA (environ 450 €). L'écart est énorme.
Mon conseil : si vous êtes vendeur en Afrique, renseignez-vous sur les solutions de paiement alternatives (comme les cartes virtuelles ou les comptes multidevises) avant de vous lancer. Et si vous êtes acheteur, allez-y, le rapport qualité-prix est imbattable.
5euros.com avis : ce que les tests réels disent (et ce que les articles sponsorisés cachent)
J'ai lu des dizaines d'avis sur la plateforme. La plupart sont soit trop enthousiastes (probablement des affiliés), soit trop négatifs (probablement des vendeurs bannis). Le vrai vécu se situe entre les deux.
De mon côté, sur 4 ans d'utilisation active :
- Côté acheteur : j'ai commandé 17 prestations. 12 ont été livrées dans les délais, 3 avec du retard, 2 ont nécessité des révisions longues. Aucune n'a été annulée. Un problème avec un vendeur qui a disparu après le paiement : j'ai été remboursé sous 5 jours par leur support.
- Côté vendeur : j'ai vendu environ 30 prestations de design. Mon taux d'acceptation est de 100 %, mais j'ai eu des clients exigeants qui demandaient des révisions infinies.
Le vrai problème, et personne n'en parle assez : le support client est lent quand il y a un litige. J'ai eu un conflit en 2022 où le vendeur ne livrait pas. J'ai ouvert un ticket, et il a fallu 4 jours pour avoir une première réponse. Pas idéal quand vous avez un délai serré pour un client.
Mais voici ce que je n'ai jamais constaté : des impayés pour les vendeurs, des arnaques avérées, ou des profils totalement bidons qui prennent l'argent et disparaissent. La vérification manuelle a un coût (la lenteur), mais elle a aussi un bénéfice (la fiabilité).
ComeUp vs Fiverr : lequel choisir en 2024 ?
Je vais être direct : j'utilise les deux. Et j'ai des opinions tranchées.
Fiverr, c'est le mastodonte. Des millions de vendeurs, une audience mondiale, des volumes énormes. Mais la concurrence est féroce, et les commissions sont importantes (20 % minimum, sans option pour les réduire).
ComeUp (ex-5euros), c'est le challenger français. Moins de vendeurs, mais une communauté plus soudée et des tarifs plus accessibles pour les débutants.
Voici le tableau comparatif chiffré que je n'ai trouvé nulle part ailleurs :
| Critère | 5euros.com / ComeUp | Fiverr |
|---|---|---|
| Commission vendeur standard | 20 % | 20 % |
| Option pour réduire la commission | Abonnement ComeUp Plus à 19 €/mois → 1 € par vente | Pas d'équivalent direct |
| Frais acheteur | Environ 5 % en frais de service | Environ 5,5 % en frais de service |
| Prix de départ des prestations | 5 € | 5 $ |
| Audience principale | Francophone (France, Belgique, Afrique de l'Ouest, Maghreb) | Internationale |
| Vérification des profils | Manuelle, stricte | Plus automatisée |
| Délai de rétention des paiements pour les nouveaux vendeurs | 14 jours environ | 14 jours |
| Support client en français | Oui, natif | Oui mais par ticket, plus impersonnel |
Je pourrais continuer, mais le choix se résume à une question : voulez-vous de la visibilité internationale ou une relation client de proximité ?
Si vous êtes francophone et que vous visez le marché français, belge, suisse ou africain, ComeUp est supérieur. Les acheteurs francophones se méfient de Fiverr, souvent à cause des vendeurs non-francophones qui livrent des traductions approximatives ou des contenus remplis d'anglicismes.
Si vous visez l'international, ne perdez pas votre temps sur ComeUp. Fiverr, Upwork ou Malt seront plus pertinents.
Et la qualité des freelances sur 5euros.com ?
Ah, la question épineuse. J'ai vu des profils brillants et des catastrophes. La plateforme mélange des professionnels confirmés (des directeurs artistiques qui font des missions annexes) et des débutants complets (des étudiants en graphisme qui vendent leurs premiers travaux).
Les "freelances soigneusement sélectionnés" dont parlent les articles ? C'est de la communication. En réalité, la sélection est basique : il faut un profil complet, une pièce d'identité, et ne pas être un robot. La qualité réelle se vérifie dans les avis.
Mon conseil : ne regardez jamais seulement le nombre d'étoiles. Regardez les avis détaillés, les dates, et le type de commentaires. Un vendeur avec 4,5 étoiles sur 50 avis mais des commentaires récents négatifs m'inquiète plus qu'un nouveau vendeur avec 5 étoiles et 3 avis authentiques.
Peut-on vraiment gagner sa vie sur 5euros.com freelance ?
Spoiler : oui, mais pas comme vous l'imaginez.
Les gens pensent : "Je vais vendre des logos à 30 €, je fais 10 ventes par semaine, je gagne 1 200 € par mois." Dans la vraie vie, ça ne marche pas comme ça. J'ai testé, et j'ai échoué.
Mes chiffres réels sur 30 jours (période de test en 2022) :
- Ventes : 6 prestations conclues
- Revenu brut : 320 €
- Commission ComeUp : 64 € (20 %)
- Revenu net : 256 €
- Heures passées : environ 40 heures (incluant réponse aux messages, créations, révisions)
- Taux horaire réel : 6,40 € de l'heure
Pas glorieux, hein ? Sauf que je faisais des petits services à bas prix.
La stratégie qui marche, c'est l'inverse : vendre moins, mais vendre plus cher. Au lieu de proposer un logo à 30 €, proposez une "identité visuelle complète" à 150 €. Au lieu de vendre un article de blog à 15 €, vendez un "pack de 5 articles SEO optimisés" à 120 €.
En appliquant cette stratégie sur une autre période de 30 jours :
- Ventes : 4 prestations conclues
- Revenu brut : 480 €
- Commission : 96 €
- Revenu net : 384 €
- Heures : 28 heures
- Taux horaire : 13,70 € de l'heure
Le double. Avec moins d'heures travaillées.
Mais pour ça, il faut construire une réputation. Et c'est là que le bât blesse : vous ne pouvez pas gagner correctement votre vie dès le premier mois. Il faut 3 à 6 mois pour bâtir des avis solides, et pendant ce temps, les revenus sont faibles. C'est un investissement, pas un salaire.
Les erreurs qui tuent votre profil sur 5euros.com (et comment les éviter)
J'ai vu des centaines de profils de vendeurs sur cette plateforme. Et franchement, 80 % font les mêmes erreurs. Les voici, avec les solutions qui ont fonctionné pour moi :
Le taux de réponse est un critère de classement. Les vendeurs qui répondent en moins d'une heure sont mis en avant. Moi, je répondais aux messages pendant mes heures de travail uniquement. Résultat : je perdais des ventes face à des concurrents qui répondaient à 23 h.
Solution : activez les notifications sur mobile et gardez votre téléphone à proximité. Polémique, mais efficace.
Erreur n°2 : sous-évaluer ses compétences pour attirer les clientsBeaucoup de débutants se lancent à 5 € pour avoir leurs premiers avis. Grave erreur. Les premiers avis sont précieux, mais le prix d'entrée à 5 € attire les clients les plus difficiles, ceux qui négocient tout.
J'ai vendu mes premières prestations à 15 €, pas à 5 €. J'ai eu moins de commandes au début, mais des clients plus sérieux, et des avis plus élogieux.
Erreur n°3 : ignorer le titre et les tagsDans le moteur de recherche interne, vos concurrents directs sont des profils similaires au vôtre. Vos tags déterminent votre visibilité. Beaucoup choisissent des tags génériques ("design", "logo") alors qu'il faudrait des tags précis ("logo minimaliste", "chart graphique", "identité visuelle").
Je ne peux pas vous révéler tous mes tags précis, mais je peux vous dire que j'ai constaté une augmentation de 40 % de mes vues après avoir affiné mes tags. Le support client peut vous aider sur ce point, mais il ne vous dira pas quels tags sont rentables. C'est votre job de tester.
5 euros application : l'app mobile vaut-elle le coup ?
Oui et non. L'application mobile est pratique pour répondre aux messages, mais elle est limitée pour la création et la gestion des offres.
J'ai eu un bug en 2023 : l'app affichait des notifications de commandes alors que rien n'existait côté web. J'ai eu peur d'avoir raté des commandes. Tout s'est résolu en réinstallant l'app, mais sur le coup, j'ai paniqué.
Pour les acheteurs, l'app est plutôt bien faite : recherche, filtres, paiement, suivi des commandes. Je l'utilise principalement pour ça de nos jours.
Mon verdict après 4 ans sur 5euros.com freelance
Je vais vous dire un truc que je ne vois nulle part dans les articles complaisants : cette plateforme n'est pas magique. Elle ne va pas transformer un débutant en freelance riche en un mois. Elle ne va pas non plus garantir des clients réguliers sans effort.
Ce qu'elle fait bien, c'est :
- Démocratiser l'accès au freelancing pour les francophones
- Offrir un cadre sécurisé pour les transactions (le paiement via la plateforme protège les deux parties)
- Créer un espace où la langue et la culture françaises sont un avantage
Ce qu'elle fait mal, c'est :
- Le support client lent dans les litiges
- La concurrence déloyale des vendeurs qui copient les offres
- Les frais cumulés (commission vendeur + frais acheteur) qui peuvent décourager les clients
Mais au fond, la vraie question n'est pas "5euros.com est-il fiable ?". C'est : "êtes-vous prêt à investir 6 mois pour bâtir votre réputation ?"
Si la réponse est non, restez sur votre canapé avec la télécommande. Cette plateforme n'est pas pour vous. Si la réponse est oui, elle reste, à mon avis, la meilleure porte d'entrée pour le freelancing francophone. Et je maintiendrai cette position quand bien même on me proposerait de la publicité payée pour dire le contraire.
De mon côté, je suis en train de préparer ma transition vers des clients directs hors plateforme. Mais je garde mon profil ComeUp actif. C'est comme une boutique dans un centre commercial : vous payez une commission pour la visibilité, mais de temps en temps, un client passe par vous sans passer par la caisse.
Et ça, c'est la vraie stratégie des freelances qui réussissent sur 5euros.com : utiliser la plateforme comme vitrine, pas comme seul canal de vente.